
La Cour suprême a annulé, vendredi 24 juin, l’arrêt Roe vs Wade qui reconnaissait depuis 1973 le droit à l’avortement au niveau fédéral. « La décision d’aujourd’hui éloigne les Etats-Unis d’une tendance progressiste », a regretté la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.
Des partisans du droit à l’avortement se sont mobilisés samedi aux Etats-Unis pour une deuxième journée de manifestations contre la décision de la Cour suprême de pulvériser ce que beaucoup pensaient être un acquis.
Des milliers de personnes se sont rassemblées samedi devant la Cour suprême à Washington, entourée de barrières et placée sous protection policière. « Ce qui s’est passé hier, c’est indescriptible et dégoûtant », s’est exclamée Mia Stagner, une étudiante en sciences politiques de 19 ans. « Aucune femme ne devrait être forcée à devenir mère ». Autour d’elle, des défenseurs du droit à l’IVG scandaient « séparation de l’Eglise et de l’Etat », ou encore « mon corps, mon choix ».
Plusieurs centaines de défenseurs du droit à l’avortement se sont aussi rassemblés à Los Angeles et des protestations étaient prévues dans d’autres villes, notamment dans les Etats qui ont profité de l’arrêt de la Cour pour bannir immédiatement les interruptions de grossesse sur leur sol.
PEMBA NGALULA Josepha